La beauté de cet oiseau d'une part, et sa puissance de vol d'autre part,
Ont fait naître des légendes aux quatre coins de la planète.
LÉGENDE... LÉDA ET LE CYGNE
La constellation du cygne serait l'aboutissement d'une union sacrée avec un Dieu. Zeus est amoureux de Léda, la belle épouse du roi Tyndare.
Pour séduire Léda, Zeus se transforme en cygne.
Un jour où Léda prend son bain dans la rivière, un beau cygne blanc vient nager près d'elle.
Soudain apparaît un aigle qui effraie le bel oiseau.
Le cygne se réfugie dans les bras de Léda.
L'union de Zeus et de Léda donne naissance à Hélène et Pollux.
Ce n'était, bien sûr qu'un stratagème mis au point par Zeus avec son comparse Aquilas, transformé en aigle...!
Cette constellation serait, d'après la légende, l'aboutissement d'une hiérogamie et d'un viol.
Une autre version de cette légende existe mais dans les deux cas
Zeus est notre cygne perfide, et amoureux...!
Regardez la Voie Lactée avec une bonne lunette,
La constellation du cygne est bien visible avec
Deneb en étoile principale.
À l'œil nu il est possible, par une nuit claire de voir quatre étoiles.
LÉGENDE... LE CHEVALIER ET LE CYGNE
La légende date du XIIème siècle. Un chevalier inconnu arrive, sur le rivage de Nimègue dans une barque remorquée par un cygne relié à l'embarcation par une chaîne d'argent.
L'empereur des lieux l'invite à rester, lui donne terre et titre "Baron de Bouillon".
Le jeune homme accepte, consent à prendre noble épouse à condition de ne jamais l'interroger sur ses origines.
Mais un jour, l'épouse pose la question fatale, le cygne revient chercher le chevalier qui disparaît
sans que son nom soit révélé.
LÉGENDE... LE CHARDONNERET ET LE CYGNE
- Tais-toi, petit babillard, disait le Cygne au Chardonneret; tu me provoques à chanter, et tu sais que pour la suave mélodie de ma voix je n'ai jamais eu de rival chez les oiseaux...!
Le Chardonneret continuait ses roulades, et le Cygne reprenait...
- Voyez l'insolent...! Si je ne t'humilie pas en chantant à mon tour, rends grâce à ma grande indulgence.
- Plaise à Dieu que tu veuilles chanter...! Lui répondit l'oiseau musicien, tu ravirais sans doute ceux qui t'écoutent en faisant entendre ces superbes roulades que personne n'a entendues, bien que ta voix soit plus célébrée que la mienne.
Le Cygne voulut chanter, et poussa un cri rauque.
C'est une belle chance d'arriver à la réputation sans mérite, mais on est exposé à la perdre dès qu'on veut mettre ses talents à l'épreuve...!
Le cygne
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes, et glisse.
Le duvet de ses flancs est pareil à des neiges d'avril qui croulent au soleil...
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un blanc navire...!

Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante...!
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure...!
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent
Lui plaisent... Il y rôde, une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire...!
Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
À l'heure où toutes formes sont des spectres confus,
Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette
Comme un vase d'argent parmi des diamants...
... Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments...!
Caroline